BRIZEUX et AUGUSTE BARBIER (,) .
1831 .
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Marie. — ïambes.
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Voici deux livres nouveaux, deux œuvres de poésieéminentes et originales, deux productions bien diverseset en apparence tout à fait contraires de deux talentsréfléchis et inspirés, de deux sensibilités, on ne sauraitplus antipathiques au premier coup d’œil, et pourtantparentes au fond et presque sœurs. La cadette, je sup-pose , est restée recueillie en elle-même et discrète ;elle s’est rattachée par un retour pieux au foyer do-mestique, au bourg natal, aux mœurs, au paysage dulieu, aux amours de sa blonde enfance; elle a gardéson culte simple; elle peut retrouver au besoin sonaccent du pays ; elle se rappelle éncore tous les noms,
(1) J’introduis dans cette édition quelques articles de date an-cienne que je n’avais point recueillis tout d’abord dans les volumesde Portraits contemporains : c’étaient, à proprement parler, desarticles d’annonce, et en partie de citations. Le coup de trompettey domine, mais aussi on y sent quelque chose du premier en-train et du souffle qui animait toute notre jeune génération aumoment du départ pour la poétique croisade.