AUGUSTE BARBIER.
1 833 .
Il Pianlo, poëme, 2' édition.
Ce poëme, dont la Revue des Deux Mondes a publiéla première édition, et qui ne va pas à moins (Je douzecents vers, a été conçu par l’auteur des ïambes, durantun voyage qu’il a fait récemment en Italie. C’est l’Italietout entière, sa tristesse de servitude et de tombeau,lu magnificence de ses peintures aux murailles des pa-lais et des temples que rien autre de grand ne remplit,sa foi en ruine, ses mains aux fers, sa noble mamelleque l’oisiveté flétrit ou que souille l’étranger, — c’esttout ce spectacle, amèrement beau, qui a inspiré lepoëte ; de la blessure qu’une telle vue lui a causée sontnés à l’instant et, pour ainsi dire, ont ruisselé ses vers.On n’avait rien rapporté jusqu’à ce jour, en notre poé-sie, d’aussi abondamment naïf et fidèle de cette contréetant parcourue. M. de Lamartine, dans de fort bellesméditations et dans son dernier chant de Childe-Harold,avait peint à merveille les grands traits des horizons etdes paysages, l’idéal en quelque sorte élyséen de ce