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PAUL HUET
1830.
Diorama Montesquieu.
Ce Diorama, dont il a été déjà parlé ici (2), renfermela vue d’une rue de Rouen, par M. Colin, celle de la
(1) La critique de la jeune école, en 1829-1830, ne s’en tenaitpas seulement aux poètes et aux littérateurs : les peintres nova-teurs étaient nos frères, et la lutte que nous engagions pour nous-mêmes , nous la soutenions aussi pour eux. J’ai toujours paru neme préoccuper d’art qu’incidemment; j’en ai rarement écrit, bienpersuadé que, pour être tout à fait compétent en ces matières, ilfaut y passer sa vie; mais je n’ai cessé tant que j’ai pu de voir etde regarder, et je n’ai pas laissé l’occasion de dire mon mot et dedonner mon coup de collier à ma manière. Ainsi faisais-je pourPaul Huet au lendemain de la Révolution de Juillet 1830. Je pu-bliai dans le Globe du 23 octobre l’article que je reproduis ici, etqui retrouve à mes yeux un triste à-propos dans la mort trop sou-daine du paysagiste, notre ami, survenue le 9 janvier 1869. Laveille encore, à cinq heures du soir, cet ami de quarante ans étaitassis à mon coin du feu, causant, non sans quelque ombre detristesse, de toutes ces choses qui nous étaient communes etchères, idées d’art et de philosophie sociale, souvenirs du passé,perspectives un peu sombres et voilées de l’avenir. Paul Huetn’était pas seulement un pinceau et un talent, c’était une intelli-gence. Et ceux qui l’ont connu de près ajouteront : c’était un cœurdroit, orné des plus douces vertus.
(2) Dans le journal le Globe.