CAMPAGNE DE 1529
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L’alliance fut signée, quelques mois plus tard, à Walds-hout. (22 avril 1529.) On se promit de ne poser lesarmes qu’après avoir remis en honneur la vraie reli-gion. Il ne restait aux cinq cantons que de s’être assurél’amitié des ducs de Lorraine et de Savoie, pour avoir,à leur tour, cerné de toutes parts les cités évangéli-ques.
Cependant Zurich surveillait ces mouvements. Ilavisa la diète de ce qui se tramait. A sa voix, une dé-putation nombreuse fut chargée de se présenter suc-cessivement devant les landsgemeindes des cantonsprimitifs. A Zoug, il ne fut pas permis aux députés des’adresser au peuple. Schwitz et Uri se montrèrentprêts à leur tendre une main fraternelle, mais à la con-dition que, dans les bailliages, tout se décidât à la ma-jorité des voix. Les Obwaldiens joignirent l’insulte àune déclaration semblable : ils avaient suspendu à ungibet les armoiries des villes évangéliques. Lucerne nevoulut répondre que de concert avec les cantons, sescoreligionnaires, à l’accusation de s’être alliée à l’Au-triche. La guerre fut jugée inévitable.
IV
i Campagne de 1529.
Il y avait enthousiasme à Zurich. Zwingli, persuadéque le seul moyen d’obtenir une paix réelle était dela conquérir par de brusques hostilités, se montraitrayonnant d’entraînement et d’ardeur. Témoin du ré-veil qui se manifestait partout en Europe, il l’était