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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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CAMPAGNE DE 1529

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était Bullinger, à qui nous devons une descriptionanimée des scènes de cette campagne. Une secondedivision prit position sur la frontière de Schwitz. Unetroisième, sous les ordres de Lavater, bailli de Kybourg,s’avança sur Saint-Gall. Déjà les bourgeois de cetteville, Vadian à leur tête, avaient envahi le couvent.L’abbé, Fr. de Geisberg, étant mort en ces circon-stances, les chanoines, réfugiés à Rapperschwyl, luiavaient donné pour successeur Kilian Germann, quis’enfuit en Souabe. Lavater allait entrer dans le Rhein-thal, quand il en fut empêché par l’opposition desAppenzellois.

Le principal corps d’armée, sous les ordres de Ber-guer, ancien chef mercenaire, s’avança sur Cappel,fort de 4000 hommes. (9 juin 1529.) Dans les rangsmarchait Zwingli, la hallebarde au poing. Déjà 800Zougois campaient à Baar, où les bannières d’Uri, deSchwitz et de Lucerne ne tardèrent pas à les rejoindre.L’Unterwald réserva ses principales forces pour dé-fendre le Brunig contre les Bernois. LesZuricois allaientfranchir leur frontière, quand ils virent s’approcher,d’un pas rapide, Æbli, landamman de Glaris. «Ne croyezpas, leur dit-il, surprendre les cinq cantons; ils sontprêts à vous recevoir. Chers et loyaux Zuricois, évitez,pour l’amour de Dieu, de détruire la vieille Confédéra-tion. » Comme il parlait, ses yeux se remplirent delarmes, dont sa profonde émotion trahissait la sincé-rité. On savait sa soumission à la parole divine, et toutce qu’il avait fait, à Glaris, pour la réconciliation despartis; il obtint un armistice. Vainement, s’approchantde lui, Zwingli s’écria : « Landamman, mon compère,