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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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CAMPAGNE DE 1529

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entrèrent, au son des trompettes, dans un carré formépar les troupes, et s’approchèrent d’un spacieux écha-faud, sur lequel siégeaient les médiateurs et flottaientles bannières. ce Que les Zuricois se montrent nos amis,dirent-ils, ils retrouveront en nous leurs Confédérésles plus fidèles. » A leur tour, cinquante officiers et unnombre de soldats zuricois arrivèrent dans le campdes catholiques. Ils s’exprimèrent cordialement; toute-fois ils échouèrent par l’imprudence d’un milicien, quise permit de réveiller le souvenir du supplice de Kai-ser ; il n’en fallut pas davantage pour soulever un telorage que, sans le cortège qu’on leur donna, les Zuri-cois auraient eu peine à regagner leur camp.

Mais l’insuccès de la médiation armée fut corrigépar les députés des cantons médiateurs, qui, réunis àSteinhausen, réussirent à faire agréer par les partisles conditions de paix suivantes : La foi est libre. Dansles bailliages, les sujets se prononceront pour ou contrela réforme à la majorité des suffrages. L’acte d’allianceavec l’Autriche sera annulé. Mourner rétractera sespropos injurieux. Les médiateurs détermineront ceque les cinq cantons auront à payer pour frais deguerre. (25 juin 1529.) Il ne restait que le différend deBerne avec Unterwalden; mais, la paix conclue, Bernecrut pouvoir le laisser tomber sans que sa gloire ensouffrît. Il en coûta aux catholiques de livrer l’acte deleur alliance avec la maison d’Autriche; mais les mé-diateurs l’ayant enfin reçu, Æbli, sans permettre qu’ilen fût pris connaissance, le mit en pièces et le jetadans les flammes. Un édit, publié en commun, inter-dit toute injure, afin que pût renaître la vieille amitié.