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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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LES PAYS ROMANDS. GENEVE

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en lui un homme audacieux, et dans le syndic Besan-çon Hugues un grand citoyen; ils n’eurent pas depeine à gagner, dans Fribourg, les cœurs d’hommesintrépides comme eux. Aussi vainement Berne, danssa prudence, déconseilla-1-elle aux Fribourgeois decontracter, en des temps orageux, une alliance dan-gereuse ; ils n’écoutèrent que leurs sympathies. Ber-thelier rentra dans Genève avec des envoyés de Fri-bourg. Grâce à leur appui, il put se faire entendre,plaider sa cause, obtenir son acquittement. Puis lesFribourgeois proposèrent au peuple de Genève, réunien Conseil général, un traité de combourgeoisie, quifut accepté. « Il n’y eut guère, dit Bonivard, de dis-cordants que les Mammelus, qui n’étaient pas le grosnombre. » (6 février 1519.)

Le triomphe fut toutefois de courte durée. Sur lesinstances du duc, les cantons contraignirent les Fri-bourgeois, qui déjà s’étaient mis en campagne, à re-noncer au traité. Charles entra dans Genève. Toutefierté, toute résistance cessa. La tête de Berthelierroula devant le château de l’île, et son corps san-glant fut traîné dans les rues, avec cet avis : « Véez cyla teste d'un traistre. » (23 août 1519.) On tortura,on décapita, ce fut pitié. Levrier, officier épiscopal,avait osé soutenir que le droit de grâce appartenaità l’évêque, comme au prince de Genève ; il paya soncourage de sa vie. (1524.) Bonivard expia par unepremière captivité son amour # pour l’indépendance.Des amis des Suisses ( Eidguenots) se montraient-ilsquelque part sur sol savoisien, ils étaient saisis etjetés dans d’obscurs cachots. Les fermiers des terres