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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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LES PAYS ROMANDS. GENÈVE

qu’ils possédaient en Savoie reçurent défense de lescultiver. Réélu syndic en ces circonstances, BesançonHugues refusa d’accepter cette charge, persuadé quec’était hors de ses murs qu’il pouvait rendre à Genèveles meilleurs services; et lorsqu’il apprit que le ducétait, avec son armée, aux portes de la ville, il en sor-tit avec dix-huit patriotes. L’ennemi toujours sur leurspas, ils se jetèrent dans les gorges du Jura, cheminè-rent nuit et jour, par un temps affreux, et finirent pararriver, à travers la Franche-Comté, chez leurs amisde Berne et de Fribourg, qu’ils s’efforcèrent d’intéres-ser au sort de leur patrie. (1525.)

Les circonstances étaient favorables à leur cause. Ladéfaite de François I er à Pavie, en même temps qu’ellevenait de jeter le duc de Savoie dans les bras deCharles V, avait fait comprendre aux cantons l’impor-tance de ne pas laisser tomber aux mains des Impé-riaux une ville, clef de la Confédération. Aussi, malgréla présence des hallebardiers du duc, n’en vit-on pasmoins les patriotes se relever; et quand, le 23 fé-vrier 1526, Besançon Hugues et ses compagnons ren-trèrent dans Genève, portant en leurs mains les lettresde combourgeoisie, où pendaient les sceaux de Berneet de Fribourg, tout le peuple applaudit avec enthou-siasme à ce qu’ils avaient fait. Le 11 mars arrivèrentles ambassadeurs des villes suisses, pour prêter etrecevoir serment. L’alliance était conclue pour vingt-cinq ans. Les alliés de Genève devaient être francsdans ses murs, comme les Genevois chez eux. On sepromettait mutuel secours. Lausanne était choisi pourlieu de marche, où tout différend entre les parties de-