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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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GUERRE DE GENÈVE 59

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la réforme et pouvait employer utilement l’activité dunoble étranger. (1527.)

Berne était toujours plus écoutée dans les pays ro-mands. Dans l’évêché de Bâle, sa voix était plus puis-sante que celle du prélat, souverain du pays. Elle nel’était pas moins à Neuchâtel, que les cantons restituè-rent, en 1529, à son prince, de la maison de Longue-ville. Les Neuchâtelois conservaient, soit les franchisesque, durant une possession de dix-sept ans, les Suissesleur avaient accordées, soit leurs relations de com-bourgeoisie avec Berne et Fribourg. Les Lausannoisaussi, qui s’étaient donné en 1503 un Conseil desDeux-Cents, avaient, en 1525, contracté alliance avecles deux villes, et l’accession de leur jeune évêque,Sébastien de Montfaucon, à la ligue de la cuiller, neles avait pas empêchés de marcher avec Berne au se-cours de Genève. Dans la plupart des villes du Paysde Yaud les Suisses avaient des amis; aussi quandBerne eut embrassé la foi nouvelle, s’empressa-t-elled’envoyer Farel la propager dans les pays romands,parmi ses sujets, ses alliés et ses adhérents. (1528.)

Ces pays ne connaissaient guère encore la réformeque par les haines qu’elle avait suscitées en tous lieux,et par un décret des états du Pays de Yaud, qui con-damnait au feu « les déloyales Ecritures de ce maudithérétique, Martin Luther, lequel avait fait si grosesclandres ès lieux circonvoisins. » (23 mai 1525.)Farel marcha donc seul contre tous. Petit, de chétiveapparence, le front étroit, le menton couvert de quel-ques touffes d’une barbe rousse et mal peignée, l’œilde feu, la bouche expressive, il commença son œuvre