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LA REFORME DANS LES PAYS ROMANDS
La situation n’en demeura pas moins peu différentede ce qu’elle était avant le traité de Saint-Julien. Leduc ne renonça pas au dessein de surprendre Genève.Il ne cessa de la harceler par de continuelles alarmes.Bien des fois encore, Besançon Hugues, quoique vieilliavant l’âge, dut reprendre le chemin de Fribourg etde Berne, tantôt pour enrôler des volontaires, tantôtpour obtenir un sursis de créanciers impitoyables, ettantôt pour regagner un à un des combourgeois lasséset refroidis. Il acheva d’y dépenser sa grande fortuneet ses forces : il mourut au moment où venait de péné-trer dans Genève la réforme, qui devait renouveler sareligion, sa politique et ses mœurs. (1532.)
La réforme dans les pays romands.
Guerre de Genève.
1527-1536.
Lorsque la réforme s’était montrée en France, Fran-çois I er l’avait accueillie à sa cour; mais plus elle serépandit dans le royaume, plus la tolérance fit place àla rigueur, en sorte qu’il ne resta bientôt aux religion-naires que le choix entre le martyre, partage de plu-sieurs, ou la fuite à l’étranger. Parmi ceux qui prirentle chemin de la Suisse se distinguait Guillaume Farel,gentilhomme dauphinois, savant dans les Ecritures,d’un grand cœur et d’une ardeur impétueuse. Œco-lampade, auquel il s’était d’abord adressé, l’envoya àBerne, au moment où cette ville ouvrait ses portes à