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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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78 LES CONFÉDÉRÉS APRÈS LA RÉVOLUTION RELIGIEUSE

d’armes, ils se trouvèrent avoir contribué à maintenirl’équilibre européen, à amener la paix de Crespy, queCharles V et François I er conclurent vers la fin del’année, et à assurer à Berne la possession de ses der-nières conquêtes.

Toujours les catholiques reprochaient aux réfor-més d’avoir détruit la vieille Confédération, tandisque les réformés en accusaient le service des princeset la corruption de l’église ; toutefois, comme à cetteépoque les mercenaires rapportaient de l’étrangerdes vices, mais non le fanatisme et ses haines, ons’accoutumait à se supporter. Survenait-il un événe-ment qui fit appel au sentiment national, comme ilarriva quand la ville alliée de Rotweil fut attaquée parles gentilshommes du Hégau, catholiques et protestantsse levaient comme un seul homme, et il suffisait deleur approche pour mettre fin aux hostilités. Il étaitencore, chez les catholiques, des magistrats que n’a-veuglait pas l’esprit de parti. Il en était, dans les villesprotestantes, qui ne s’étaient pas vu sans douleur fer-mer les chemins de la fortune et de la gloire. Ceshommes savaient se faire écouter dans les Conseils. Ilest vrai qu’à Zurich ils étaient contenus par la hauteconsidération dont jouissaient les conducteurs de l’é-glise ; mais à Berne, le parti réformateur était moinspuissant; à Schaffhouse et à Bâle, il s’était vu débor-der; dans ces deux villes, les Conseils avaient faitservir l’abaissement de l’église et de la noblesse àl’affermissement de leur pouvoir. La manière d’agirdes quatre cités à l’égard du service des princes don-nait la mesure de la place qu’occupait dans leur sein