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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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GUERRE DE W1LMERGUE

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lés colonnes du protestantisme. A l’invitation de Crom-well, des rapports s’établirent entre les républiquessuisse, anglaise et hollandaise. Deux fois, en 1655 et1663, elles couvrirent d’une protection efficace lesVaudois des Alpes, attaqués par la France et la courde Turin. Les cantons catholiques, de leur côté, serapprochèrent de la France. Ainsi divisés dans leurpolitique étrangère, catholiques et protestants ne pou-vaient tarder à se retrouver en lutte à l’intérieur dela Confédération.

Depuis les temps de Zwingli vivaient à Art, dans lecanton de Schwitz, un certain nombre de familles se-crètement attachées à la religion évangélique, celledes Ospendal entre autres. Tout à coup l’on appritque trente-six personnes, appartenant à ces familles,s’étaient, dans la nuit du 23 septembre 1655, retiréesen grande hâte sur terre de Zurich. Schwitz demandaleur extradition : « Vous punissez vos anabaptistescomme rebelles, dit-il; à nous d’en faire autant desnôtres. » Dix-sept parents ou amis des fugitifs furentsoumis à la torture, quelques-uns mis à mort et deuxfemmes livrées au tribunal de l’inquisition de Milan.Zurich ayant invoqué le droit fédéral, Schwitz réservasa souveraineté. Aussitôt les villes se donnèrent lamain, et les états catholiques renouvelèrent la ligued’or, qui les unissait à leur saint patron, Charles Bor-romée. (3 octobre 1655.)

Zurich voulait la guerre, dans son impatience debriser le joug des traités de 1531. Comme il possédaitdans Rodolphe Wertmuller, frère du général qui avaitcommandé ses milices dans la guerre des paysans, un