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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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ALLIANCE AVEC LA FRANCE

XIV

Alliance avec la France.

1777.

La France continuait d’être l’alliée de la seule Suissecatholique; mais des mercenaires de tous les cantonswn’en servaient pas moins sous ses drapeaux. Elle ré-compensait le dévouement de leurs officiers par destitres, des décorations et des pensions. Il y eut unprince dans la famille desDiesbach. Un comte, Josephde Hallwyl, maréchal de camp des armées du roi, futrémunéré de ses services par une pension de retraitede vingt mille livres. La fortune acquise par quelqueshommes leur permettait d’élever, en Suisse et chezles Grisons, de riches demeures. Dans tous les can-tons, les sommes répandues par la politique françaiseentretenaient l’agitation. Les ligues grises étaient dé-chirées par la lutte des partis autrichien et français.Les Salis, les Sprecher, les Planta s’y faisaient uneguerre continuelle. Le pays, qui se disait libre, étaitle jouet de quelques hommes puissants. L’un de cesseigneurs, le baron de Travers, lieutenant général auservice de France, navré de s’être vu remplacé dansla faveur de la cour par Ulysse de Salis-Marschlins,s’était retiré dans son château d’Ortenstein et s’y con-duisait en homme accoutumé au commandement. Ilsouleva le peuple contre lui ; réduit à s’enfuir, il nerevit pas ses foyers. (1766.)

Des troubles pareils travaillèrent pendant plusieurs