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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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ALLIANCE AVEC LA FRANCE

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années le canton de Schwitz. La cour de France ayant,en 1761, cru pouvoir modifier la teneur des capitula-tions, les cantons, l’un après l’autre, se soumirent àce changement; Schwitz seul persévéra à le rejeter.Une ordonnance du roi n’en déclara pas moins lenouveau règlement accepté par tous les Confédérés.Une femme, épouse de Nazar de Réding, officier supé-rieur au service de France, continua de faire à Schwitzdes enrôlements. Mais la landsgemeinde s’en émut.Considérant qu’un peuple souverain ne met pas sestroupes, sans réserve, à la disposition d’un souverainétranger, elle défendit tout départ de recrues, fit ame-ner par le valet de justice la dame de Réding à labarre, et la condamna à payer un écu à chacun de sessix mille juges. (1763.)

Cependant cette sentence n’avait pas eu l’assenti-ment universel. Ceux qu’enrichissait le service mer-cenaire ne savaient voir dans l’alliance qu’une sourcede prospérité publique. Us se donnèrent un chef dansla personne de Pfeil, aubergiste du Paon, et dès lorsil y eut à Schwitz, comme ailleurs, des durs et desdoux. Des clameurs, les partis passèrent aux coups.Les perruques volèrent, les sabres furent dégainés, lesang coula. A la nouvelle que le duc de Choiseul, colo-nel général des Suisses, avait licencié les troupes deSchwitz au service du roi, la landsgemeinde rompit,de son côté, tout rapport avec la France. Longtempsles violents l’emportèrent. Plusieurs des hommes lesplus considérables du pays furent, comme traîtres àla patrie, dépouillés de leurs charges, condamnés à defortes amendes et déclarés indignes de remplir jamais