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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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UNITAIRES ET FÉDÉRALISTES. MÉDIATION 311

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appelait des représentants des deux partis, unitaire etfédéraliste, à se rendre en grand nombre à Paris, pourqu’il entendît leurs vœux et travaillât avec eux à lareconstitution de leur pays.

Les Confédérés n’essayèrent pas de résister à unepuissance devant laquelle l’Europe s’inclinait; ils cé-dèrent à la force. Ney fit son entrée dans Berne,comme chef d’armée et ministre plénipotentiaire. Destroupes françaises parcoururent les vallées de l’Hel-vétie, désarmant les populations. Réding, Auf derMauer, quelques hommes encore dont on redoutaitl’influence furent jetés dans la forteresse d’Arbourg.Les représentants des cantons se rendirent à Paris,où s’ouvrit, en décembre 1802, la Consulte helvétique.

Bonaparte leur fit connaître ses vues : « La Suisse,leur dit-il, ne ressemble à aucun autre état, soit parles événements qui s’y sont succédé depuis plusieurssiècles, soit par sa situation géographique, soit par lesdifférentes langues, les différentes religions, et cetteextrême différence de mœurs qui existe entre ses dif-férentes parties. La nature a fait votre état fédéraliste;vouloir la vaincre ne serait pas d’un homme sage;il faut diversité de gouvernement à des pays si divers.

» Les circonstances avaient établi chez vous despeuples souverains et des peuples sujets. L’esprit d’unsiècle nouveau, d’accord avec la justice et la raison,a rétabli l’égalité de droits entre toutes les portionsde votre territoire. En ces circonstances, la renon-ciation à tous les privilèges est votre premier besoinet votre premier droit. Toute organisation doit éma-ner de la révolution. La souveraineté nationale consis-