312 UNITAIRES ET FÉDÉRALISTES. MÉDIATION
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tera dans la volonté légitimement exprimée de l’uni-versalité des citoyens, sans distinction de famille.
» Vous ne devez pas avoir de troupe soldée; si vousaviez un seul régiment de troupe soldée, vous renon-ceriez à des milices vigoureuses. Dès que les habitantsvoient sur pied des soldats qu’ils paient, ils disent :« C’est à vous à nous défendre. » Pas de finances, pasd’agents diplomatiques auprès des puissances étran-gères. La Confédération se renfermera dans le rôled’un état neutre, allié de la France. Du reste, soyezindépendants. Administrez vos affaires intérieures, lespetits cantons selon leurs anciens usages, les villesselon les intérêts de leur industrie et de leur com-merce, les cantons nouveaux selon les besoins de leurposition nouvelle. »
Ces bases posées, les députés furent invités à desconférences où furent débattues la constitution fédé-rale et celles des cantons : au médiateur la décision.Les unitaires demandaient que la représentation descantons fût proportionnée à leur population; Bona-parte se contenta d’accorder deux voix à ceux d’entreeux dont la population dépassait cent mille âmes. Sixcantons directeurs devaient, tour à tour, donner à laSuisse son premier magistrat et recevoir dans leurchef-lieu l’assemblée de la diète. Le premier Consulvoulait que la Suisse, placée sous la protection de laFrance, fût assez forte pour être tranquille, et pasassez pour être inquiétante. Il lui donna pour premierlandamman un homme d’autrefois, sage et ferme mili-taire, d’Afïry, de Fribourg, et le 19 février 1803 eutlieu, aux Tuileries, la remise de l’Acte de médiation.