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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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LA SUISSE SOUS L’ACTE DE MÉDIATION 321

vétique avait payé une hospitalité passagère en abo-lissant, sur le sol vaudois, les censes et les dîmes;toutefois les dîmes appartenant aux communautés etaux particuliers devaient être rachetées par le cantonà raison de vingt fois, et les censes à raison de vingt-cinq fois leur produit annuel. Les biens nationauxfurent employés à ce rachat; mais la vente de ces biensn’ayant payé que les trois quarts de la dette, le der-nier quart fut réparti sur les fonds autrefois grevés, etla liberté vaudoise fut ainsi fondée, comme l’avait étécelle de la Suisse primitive, sur le respect des droitsde la propriété.

L’académie de Lausanne n’était pas sans renom;elle venait, durant la longue persécution des églisesprotestantes de France, d’être l’école nourricière deshéroïques pasteurs du désert; elle fut reconstituée;les écoles primaires le furent à leur tour; le sort despasteurs fut amélioré; mais le clergé demeura partagéen quatre classes, sans lien entre elles, sans un synodequi les réunît, sans indépendance et sans moyen d’ac-tion ; ce fut la cause d’un malaise qui se traduisit enagitation, et qui a fini par briser l’église vaudoise endeux églises, l’une affranchie et l’autre demeurée dé-pendante de l’état.

Tandis que les Confédérés amélioraient ainsi leurtranquille existence, le succès avait exalté la foi del’empereur Napoléon en sa destinée. Chaque jour lelangage du médiateur devenait plus impérieux. Desrégiments suisses servaient en Espagne et en Angle-terre ; il ordonna leur rappel et interdit tout autre ser-vice que celui de la France. Prévoyant qu’une ambi-

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HIST. SUISSE, II