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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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332 ÉLABORATION ü’üN NOUVEAU PACTE

vancèrent dans un pays montueux et pauvre. Les ba-taillons vaudois obéirent, tristes, mais sans murmurer.Ils venaient d’avoir sous les yeux l’exemple des régi-ments suisses en France, qui étaient rentrés dans leurpatrie à la voix de la Confédération, témoignant ainsid’un sentiment profond du devoir, vertu plus rarechez le soldat que le courage militaire. Comme eux,les Vaudois marchèrent sans hésitation, et sous unnoble chef, le colonel Guiguer, ils se distinguèrent parleur discipline, leur abstention de tout désordre, etleur compassion pour les souffrances de voisins aveclesquels on les vit partager généreusement leurs ra-tions.

Après la victoire des alliés, un nouveau congrès deParis termina l’œuvre du congrès de Vienne. Un Ge-nevois, Pictet de Rochemont, y plaida avec distinctionla cause de son canton et celle de sa nouvelle patrie.Il obtint la cession à Genève, de Versoix, qui mit lecanton en communication avec la Suisse. Fernex futlaissé à la France, grâce au nom de Voltaire, invoquépar la Restauration cette seule fois. La vallée desDappes demeura française de fait, de droit au cantonde Vaud. La France en demandait l’abandon; maisPictet n’avait de pouvoirs pour céder aucune partie duterritoire suisse. Huningue fut rasé. Les Confédérésreçurent trois millions pour leurs frais de guerre.Berne finit par accepter l’indemnité qui lui était of-ferte. Rien dès lors ne s’opposant plus à la prestationdu serment fédéral par tous les Suisses, le nouveauPacte reçut le sceau des vingt-deux états, et leurs dé-putés, précédés des huissiers aux couleurs cantonales,