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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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LA SUISSE SOUS LE PACTE DE 1815

constituante, et donna huit jours au gouvernementpour aviser. Il fléchit. La constituante se réunit, et laprésidence en fut confiée à un patricien aimé dupeuple, Frédéric Tscharner, qui sut par sa modérationménager le passage de l’ancien au nouvel ordre dechoses.

Quelques cantons encore demeuraient en dehors dumouvement. Genève était attachée à ses magistrats.Yallais, Grisons, les Waldstetten contemplaient avecétonnement et défiance ce qui se passait à leurs pieds.« Laissez, disait le landamman Lauener à ses gensd’Uri, laissez les fils de la révolution planter leursarbres desséchés; chez nous, tout arbre est un arbrede liberté. » Schwitz renfermait deux populations,dont l’une, naguère sujette, était devenue libre dedroit, sans l’être réellement. Elle réclama la complèteégalité que lui reconnaissait le Pacte, et ne l’ayant pasobtenue, elle se sépara de l’ancien Schwitz. Vainementla diète intervint. Elle finit par se prononcer, de fait,PQur l’ancien canton, en refusant de recevoir dans sonsein la députation de Schwitz extérieur.

La situation de Bâle n’était pas sans analogie aveccelle de Schwitz. Le canton comprenait la ville deBâle, peuplée de 16 000 âmes, et la campagne, qui enavait 40000. Les campagnards, réunis à Liestal, ayantdemandé une constituante et réclamé l’égalité des suf-frages, les bourgeois firent une sortie, les réduisirentà l’obéissance et les amenèrent à accepter une conven-tion, qui donnait, en Grand Conseil, 75 sièges à laville et 79 à la campagne. Une amnistie générale, pro-noncée à la suite de cette victoire, eût probablement