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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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ESSAI DE REVISION DU PACTE

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devenu méconnaissable pour ceux qui l’avaient d’abordle plus chaudement accueilli, fut soumis par la dièteaux votes des cantons. Les partis extrêmes le repous-sèrent à l’envi. Les catholiques craignirent pour leurreligion, Vaud pour sa souveraineté. Les suffrages sebalancèrent. Ce furent, à la surprise générale, lescommunes rurales de Lucerne qui firent pencher labalance du côté du rejet. (Juillet 1833.) La questionétait ajournée, mais aggravée. Elle ne se résoudra dé-sormais que sur les champs de bataille. Quinze ansplus tard, ce que venait de refuser la coalition de Sar-nen a été subi par les vaincus du Sonderbound.

Ils prévoyaient si peu cet avenir, au moment oùs’agitait la question de la révision du pacte, qu’ilscrurent pouvoir opposer Confédération à Confédéra-tion. Déjà ils avaient pris la résolution de n’assisterà aucune diète où siégeraient des députés de Bâle-campagne et de Schwitz extérieur. (Novembre 1832. )Quatre mois plus tard, Zoug et Appenzell intérieursuivirent leur exemple, et tous, rompant avec les Con-fédérés, tinrent à Schwitz, en mars 1833, leur dièteséparée.

Cependant la diète fédérale venait de se réunir àZurich, sous la présidence du bourgmestre Hess. Aprèsd’inutiles tentatives de rapprochement, elle n’hésitaplus à recevoir dans son sein les députés des deux nou-veaux demi-cantons. Mais ce fut le signal d’une prised’armes. Le 31 juillet, le colonel Ab Iberg, à la tête de600 hommes, envahit le territoire de Schwitz extérieur,et trois jours après, le colonel Vischer avec 1600 hommescelui de Bâle-campagne. Ils agirent dans leur impru-