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HÉRAULT.
« temps où les événements heureux ou malheureux,« mille fois répétés, étendent les idées, fortifient l’âme« à force d’épreuve, augmentent son ressort, et lui« donnent ce désir de gloire qui ne manque jamais de« produire de grandes choses.
« Voilà comment Auguste et Louis XIV trouvèrent« le monde : César s’en était rendu le maître et avait« devancé Auguste ; Henri IV avait conquis son propre« royaume et fut l’aïeul de Louis XIV. Môme fermenta-« tion dans les esprits : les peuples, de part et d’au-« tre, n’avaient été pour la plupart que des soldats, et« les capitaines des héros. A tant d’agitations, à tant de« troubles intestins, succède le calme que produit l’au-« torité réunie ; les prétentions des républicains et les« folles entreprises des séditieux'détruites laissent le« pouvoir dans la main d’un seul ; et ces deux princes,« devenus les maîtres, n’ont plus à s’occuper qu’à« rendre utile à leurs états cette même chaleur, qui,« jusqu’ici, n’avait servi qu’à ce malheur public. »
Les choses ne sont pas moins bien jugées que leshommes ; Hénault a bien compris l’importance qu ? a^vaient eue pour la formatioiv«de la monarchie françaisele triomphe de la royauté sur la féodalité, la régulari-sation et la centralisation de la justice. Il faut lire, sousce rapport, ses Remarques particulières , à la fin de latroisième race.