PRÉFACE
P AR un beau soir d’été, on vint me chercherpour visiter un malade. Lorsque j’en-trai dans sa chambre, ses yeux se fixèrentsur moi et je fus à peine assis à son côté qu’ilse souleva dans son lit et me demanda avecun sérieux que je n’oublierai jamais : “ Oh !Monsieur, y a-t-il un Sauveur pour moi ?Dites-le moi vite, car j’ai besoin de le savoir !Je ne vivrai plus longtemps. Je suis un grandpécheur et je crains qu’il n’y ait pas de pardonpour moi. Dieu veut-il me pardonner ? Ilfaut absolument que je sache à quoi m’entenir.”
Je parvins à le calmer quelque peu ; puis,avec le secours de l’Esprit de Dieu, je cherchaià lui montrer le chemin du salut et, me servantdes paroles mêmes de Christ, je lui déclarai que“ Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donnéson Fils unique afin que quiconque croit en luine périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle(Jean iii. 16). Les promesses de l’Évangiletombaient comme un baume sur son âmesouffrante. Il reçut la joyeuse nouvelle,s’attacha à Jésus et fut rempli d’une grande