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Tome Premier.
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MARIE STUART.

administration de l’Ecosse par des étrangers étaitmaladroite et dangereuse. Elle excita la jalousie dela noblesse écossaise, qui acceptait volontiers les se-cours de la France, mais qui ne pouvait pas en to-lérer longtemps la domination.

La rupture n’éclata cependant pas tout de suiteentre les Français et les Écossais. La régente con-serva encore des ménagements envers tous ceux dontelle avait besoin pour marier sa fille avec le dauphinet pour défendre l’Ecosse contre l’Angleterre. Lasituation de ce dernier pays était totalement changée

latifs à l’histoire d’Écosse, t. I, p. 416-417-419. « Visum est,y est-il dit p. 416, ut, quemadmodum regni totius habenasGalla in manibus baberet, ita etiam inferiora reipublicæmunera Galli obirent. »

L’office de contrôleur donné à M. de Rubay était le plusimportant office financier de l’Ecosse. « Le controlleur estgénéral recepveur des droits appelés la propriété, laquellegist ès fruitz, rentes et revenus ordinaires des duchés, com-tés, seigneuries et aultres terres propres à la couronne, soituniz ou non uniz à icelle. Aussi est ledit controlleur re-

cepveur général de toutes les grandes coutumes, de toutes etchacunes villes, ports et havres de ce royaulme. » Estât etconstitution du royaulme d’Escosse, dans le volume des Né-gociations, etc., sous François II, p. 224.

L’autre office financier était celui de trésorier. « Le tréso-rier a généralle intromission et charge sur les casualités,lesquelles consistent ès droitz et prouffitz qui, par accidentet adventure, viennent à la couronne. » Ibid., p. 225. De cenombre étaient les gardes des biens nobles, les reliefs, lesconfiscations, amendes, héritages par bâtardise, etc. Ibid.