CHAPITRE IL
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vateurs du temps, ii n’avait connu dans sa jeunesseque le latin, et c’était seulement après 1534 qu’ilavait étudié le grec, récemment introduit en Ecossepar un professeur arrivé de France, et en 1550 qu’ilavait appris l’hébreu sur le continent lorsque la con-clusion de la paix avait mis un ternie à sa cap-tivité 1 . En possession de ces trois instruments d’in-novation, disposant d’un savoir religieux étendu,animé d’un esprit puissant, emporté par un zèle sanspareil, ayant une éloquence entraînante et un carac-tère indomptable, il s’était consacré à sa cause par-tout où elle avait eu besoin de lui. 11 s’était renduen Angleterre pour y coopérer à la réforme pousséeplus loin sous Edouard VI 2 , avait quitté ce payslorsque la reine Marie y avait rétabli le catholicisme,était allé gouverner une église de réfugiés de langueanglaise à Francfort, s’était transporté ensuite àGenève, où il avait eu pour maître et pour amiCalvin, qu’il égalait en inflexibilité et surpassait enénergie 3 4 . La politique tolérante de Marie de Lor-raine lui ayant ouvert son pays en 1555 % il yrentra, et se prépara à devenir l’organisateur reli-gieux de l’Écosse et son dominateur moral.
Knox décida alors les partisans du christianisme
1 M’Crie, Life of John Knox, 1.1, p. 4 à 8.
2 M’Crie, 1.1, p. 78 à 122.
5 M’Crie, p. 122 à 150. — Tytler, t. VI, p. 89.
4 Tytler, t. VI, p. 89. — M’Crie, t. I, p. 176.