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MARIE STUART.
sœur, il s’était placé à la porte même de la cha-pelle. Opposant son autorité et son énergie à ce fa-natisme tumultueux, il protégea les chapelains dela reine, qui achevèrent en paix la cérémonie catho-lique, au grand scandale de Knox, dont le cour-roux ne ménagea pas lord James.
En effet, peu de temps après cette scène, Knoxécrivit à son ami Calvin : « L’arrivée de la reine atroublé la tranquillité de nos affaires. Elle était àpeine revenue depuis trois jours que l’idole de lamesse était relevée. Quelques hommes graves et debeaucoup d’autorité ont voulu s’y opposer en disantque leur conscience purifiée ne pouvait pas souffrirqu’on souillât de nouveau la terre que le Seigneur,par l’efficacité de sa parole, avait purgée de l’idolâ-trie étrangère. Mais comme la majeure partie deceux qui adhèrent à notre foi en a pensé autrement,l’impiété est restée victorieuse et acquiert aujour-d’hui de nouvelles forces. Ceux qui l’ont emportédonnent pour raison de leur indulgence que tousles ministres de la parole sont d’avis, et que tu as-sures toi-même, qu’il ne nous est pas permis d’em-pêcher la reine de pratiquer sa religion. Bien que jecombatte cette rumeur, qui me paraît très-fausse,elle a pénétré si avant dans les cœurs qu’il m’estimpossible de l’en faire sortir, à moins que je nesache de toi si la question a été soumise en effet àvotre Eglise et comment ont répondu les frères. Je