MARIE STUART.
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songé à marier son deuxième fils, John Gordon,avec la reine *. Celui-ci s’était déjà mis en pleine ré-bellion. Après avoir blessé lord Ogilvy dans les ruesmême d’Edimbourg, à la suite d’une querelleprivée, il avait désobéi à sa souveraine qui lui avaitordonné de se rendre dans la forteresse de Stirling.If assemblant mille cavaliers, il avait bravé le pouvoirroyal. Le comte de Huntly, son père, avait fortifiéles châteaux de Findlater, d’Achendown et de Strat-bogy 1 2 ; et, cantonné dans ses montagnes, il avait at-tendu Marie Stuart qui, après avoir visité l’annéeprécédente le centre de son royaume 3 , avait conçule dessein d’en parcourir le nord. Elle s’y étaitrendue en effet à la tête d’une petite armée queconduisait le comte de Mar. Le château d’Invernesslui ayant été fermé par le capitaine auquel les Gor-don en avaient confié la garde, elle l’attaqua, le con-traignit de se rendre, et fit pendre celui qui y com-mandait 4 . Dans cette tournée royale, qui fut aussiune expédition militaire, elle montra un grand cou-
1 Tytler, t. YI, p. 311. Lettres ms. de Randolpli à Cecildu 23, du 28 octobre et du 2 novembre, extraites du StatePap. Off. par Tytler, t. YI, p. 312, 313.
2 Tytler, ibicl., p. 311. Lettre ms. de Randolph à Cecil du2 nov. 1562, au State Paper Office.
* Dans le mois de septembre 1561. G. Chai mers, p. 82à 86. Dm mal of occurrents, p. 69.
4 Tytler, t. VI, p. 310.