CHAPITRE III.
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rage et supporta toutes les fatigues avec gaieté,parcourant à cheval ces rudes contrées, traversantles rivières, campant dans les bruyères et regrettantde n’être pas un homme pour « passer les nuits auxchamps, revêtue de la jaquette, portant le knapsack(sac à vivres), couverte du bouclier de Glasgow, etarmée de la longue épée à deux mains 1 . » De re-tour à Aberdeen, elle donna le comté de Murray àson frère et rendit la guerre inévitable avec les Gor-don. Le comte de Huntly s’avança en effet à la têtedes siens jusqu’à Corrichie, à douze milles d’Aber-deen. Mais l’armée royale, commandée par le nou-veau comte de Murray, et où se trouvaient lescomtes d’Atholet de Morton, le battit complètement.Il resta sur le champ do bataille, où il fut laissésans funérailles comme un criminel, et sa défaitecausa la ruine momentanée de sa maison. De deuxfils qui lui restaient, John Gordon fut condamnépour crime de rébellion à avoir la tête tranchée,sentence commuée en un emprisonnement dans laforteresse de Dunbar 2 , et le dernier, Adam Gordon,
1 « She repenled notlnng but, when the lords and others,at Inverness, came in the morning, from the watche, thatshe was not a man, to know what life it was to lye ail nightin the fields, or to walk upon the causeway, vith a jack andknapsack, a Glasgow buckler and a broad sword. » Lettrede Randolph à Cecil du 18 septembre 1562, dans Chalmers,t. I, p. 133.
2 II y resta jusqu’en août 1565, époque où il fut relevé de