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MARIE STUART.
» paix 1 . » Il parlait ensuite du titre qu’avait pris sajeune maîtresse lorsque les deux pays étaient enguerre, et regrettait que cela eût fait naître entreelles une dangereuse défiance. Afin de changer cesujet de désaccord en moyen de rapprochement, ildemandait qu’après avoir pleinement reconnu l’au-torité présente d’Elisabeth, Marie obtînt la consécra-tion de son droit futur : « Quel inconvénient y au-» rait-il, disait lord James, à ce que, le titre de Votre» Majesté restant intact, tant pour vous-même que» pour votre descendance , on réservât à la reine ma» souveraine sa place dans la succession à la cou-» ronne d’Angleterre, place que je considère, Votre» Majesté me le pardonnera, comme la plus proche,» d’après la loi de toutes les nations, parce que» ma souveraine descend en ligne directe du roi» Henri VII, votre grand-père. Cette île serait en» même temps unie par une amitié perpétuelle. La» succession aux royaumes dépend de la volonté de» Dieu, que la prévision de l’homme ne saurait chan-» ger. Toutefois un pareil accord nous apporterait» une grande tranquillité 2 . »
Cette proposition n’avait pas surpris Elisabeth.Lethington, au moment même de la mort de Fran-çois II, en avait fait l’ouverture à Cecil, qui l’avait
1 Lettre de lord James à la reine Élisabeth du 6 août 1561,extraite du State Pap. Off. par Tyller, t. VI, p. 285.
2 Ibid., p. 286.