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MARIE STUART.
de Marie Stuart, qu elle avait déjà fait complimenterpar son ambassadeur Thomas liandolph. Mais elleétait peu disposée à régler d’avance sa succession. Lajalousie qu elle avait de son autorité devait l’em-pêcher toute sa vie de désigner un héritier. Sans re-pousser les désirs de la reine d’Ecosse, mais sans lessatisfaire, elle demanda de son côté la ratificationdu traité d’Edimbourg. Marie Stuart continua à s’yrefuser par de fort bonnes raisons. Elle dit que letraité avait été surtout conclu avec son mari, queles clauses principales en avaient été exécutées, queles Français avaient évacué l’Ecosse, que les fortsnouvellement construits avaient été démolis, etqu’elle avait cessé de porter les armes et le titre royald’Angleterre et d’Irlande. Elle ajoutait qu’elle nepouvait pas renoncer d’une manière absolue à cetitre et à ces armes, car ce serait renoncer à ses droitsfuturs. Du reste elle offrait de soumettre le traité àune révision qui fixerait leurs obligations récipro-ques et conduirait « au raisonnable contentementde toutes deux, au bien commun de leurs royaumeset au perpétuel repos de leurs sujets h »
Les deux reines poursuivaient ainsi des buts diffé-rents, et, dans ce conflit de prétentions, une entrevuefut proposée comme moyen de dissiper les défiances,de mettre un terme aux désaccords. Aussi, lorsque
1 Labanoff, t. I, p. 115, 116.