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Tome Premier.
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CHAPITRE III.

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Lethington retourna à Edimbourg, le 6 juillet .1562,avec une lettre affectueuse d’Elisabeth, qui envoyaitson portrait à Marie Stuart, lui manifestait l’intentionde maintenir l’union amicale des deux royaumes, etlui offrait l’agréable perspective d’une rencontreprochaine, elle en fut transportée de joie. Avec cettevivacité d’espérance qui lui était naturelle et dontl’âge et le malheur ne la corrigèrent même point, ellecrut et à l’entrevue et à ses heureux résultats. « .l’aila confiance, dit-elle à l’ambassadeur d’Elisabeth,qu’aussitôt que nous aurons parlé ensemble noscœurs seront si contents que le plus grand grief quenous aurons jamais eu l’une à l’égard de l’autre seracelui que nous ressentirons au moment de nousquitter. Que Dieu en soit témoin, je l’honore dansmon cœur et je l’aime comme ma chère et naturellesœur 1 . » Dans sa joyeuse effusion, elle s’exprima surÉlisabeth avec un mélange de tendresse et de flat-terie 2 capable de plaire à la vanité de cette reine sansêtre capable de la détourner de sa politique.

E’entrevue, fixée à York, vers l’automne de 1562,n’eut pas lieu 3 . Les guerres civiles du continent,auxquelles Élisabeth prit part en assistant les hugue-

1 Lettre rns, de Randolph à Cecil du 15 juillet 1562, auState Pap. Off., et dans Tytler, t. VI, p. 304.

2 Ibid.

3 Lettre de Marie Stuart à Élisabeth de juillet 1562, dansKeith, p. 221.