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Tome Premier.
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CHAPITRE III.

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à lui, laissant éclater un enthousiasme qui ne luiétait pas habituel, il entretint Cecil de l’union del’Angleterre et fie l’Ecosse, qu’amènerait ee mariage,avec un noble patriotisme : « Cet événement nousassurerait, à vous et à moi, lui dit-il, une mémoireplus glorieuse, et de la part de la postérité une recon-naissance plus solide, que n’en ont obtenu ceux quiaidaient vaillamment le roi Edouard I er à conquérirl’Écosse et le roi Robert Bruce à la recouvrer b »

Murray n’oubliait rien non plus pour persuaderÉlisabeth. Il faisait conjurer Cecil d’intervenir au-près d’elle, afin que reconnaissant le droit de MarieStuart à la couronne d’Angleterre, elle accélérâtson mariage avec Leicester. Il disait que, si ce ma-riage ne s’accomplissait pas, il perdrait lui-mêmetoute son influence ; que la politique qu’il avaitconseillée et qui avait été suivie à l’égard de l’An-gleterre, depuis quatre ans, serait infailliblementabandonnée; que la reine sa sœur se défierait d’au-tant plus de lui qu’aucune des espérances dontil l’avait flattée et en vue desquelles il l’avait faitagir ne se serait réalisée ; que la déférence qu’elle

1 u Would secure a more glorious memory, a more unfa-ding gratitude in the âges to corne, than belonged to thosewlio did most valiantly serve king Edward the First in 1nsconquest, or king Robert the Bruce, in bis recovery of thecountry. » Lethington à Cecil, 1 er février 1565, au St. Pap.Off., et dans Tytler, t. VT, p. 371, 372.