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MARIE STUART.
verains. D’ailleurs elle n’était pas sans crainte pour lapaix de son propre royaume, et elle avait réuni quel-ques troupes sur la frontière d’Écosse. Afin de pré-venir tout mouvement de la part des catholiques an-glais, elle avait fait venir à Londres, sous prétextede les consulter, mais au fond parce qu’elle croyaitplusieurs d’entre eux favorables à sa rivale, le ducde Norfolk, le marquis de Nortliampton, les comtesd’Arundel et de Pembrocke. lie même soupçon l’avaitdécidée à appeler auprès d’elle les comtes de Nor-thumberland, de Westmoreland et de Cumberland,qui avaient des terres dans le voisinage de l’Ecosse 1 .
Après avoir pris ces précautions, elle voulut cal-mer les mécontentements cette fois altiers de Marie,et elle se montra plus humble et moins susceptiblequ’elle n’avait coutume de l’être. Comme tromperne lui coûtait rien, elle se tira de la fausse positionoù elle s’était mise par une de ces scènes d’audacieusefourberie qui lui étaient familières. Elle parut fortirritée de la conduite de Murray, et lui donna l’ordrepublic de se retirer à Newcastle, en même tempsqu’elle l’autorisa par un message secret à se présen-ter devant elle. Murray vint avec l’un des Hamilton,l’abbé de Kilwinning. Elisabeth les reçut entouréede l’ambassadeur de France et des membres de sonconseil, afin de jouer cette odieuse comédie avec
1 Lettre de Paul de Foix du 29 septembre 1565.