MARIE STUART.
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les Hamilton des autres bannis 1 , elle se décida àécraser Murray, Argyle et les autres compagnons deleur rébellion, en les faisant condamner comme destraîtres dans le prochain parlement.
Peu de temps avant la réunion de cette assemblée,qui devait servir ses ressentiments et qu elle vou-lait associer à ses projets en faveur de l’ancienneEglise, elle envoya l’évêque de Dumblane auprèsdu nouveau pape Pie V pour lui offrir ses déyouéesobéissances 2 . Elle lui demanda ses secours spirituelset temporels, « afin, écrivit-elle, de changer le dé-plorable et malheureux état de notre royaume. Lemoment est propice, puisque nos ennemis sont enpartie exilés et en partie placés sous notre main....Si Dieu et Votre Sainteté, dont nous soutenons lacause, viennent à notre aide, avec un pareil appuinous franchirons tous les obstacles 3 . » David Riccio,
1 L’abbé de Kilwinning vint rendre les châteaux de Ha-milton et Draffen, et partit ensuite d’Ecosse pour aller re-joindre sur le continent le duc de ChâtelJerault. Knox, t. II,p. 515, et note 2.
2 Marie Stuart au pape Pie V, 21 janvier 1566. Labanoff,t. VII, p. 8, 9.
s « Ut auxiliis spiritualibus simul et temporalibus mise-rura quidem adhuc et infelicem regni nostri statum juvet...Eam spem a Sanct. Tua augendam et implendam fore certonobis persuademus, cmn jam hostes nostri partim exulent,partim in nostris manibus positi sint... Si Deus et S. T. no-bis aderit (quorum causam agimus), murum his fretæ trans-grediemur. » Jh'id., p. 10.