CHAPITRE IV.
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destiné à frapper ceux-ci fut dressé, et il devait êtrevoté le mardi 12 mars. Mais les conjurés n’attendi-rent point jusque-là , et choisirent le samedi 9 marspour l’exécution de leur entreprise, que secondè-rent de leur côté les ministres presbytériens.
Le 3 mars avait commencé la grande semaine dujeune général des réformés, qui avait attiré les pluszélés protestants dans Edimbourg. Knox, ainsi queCraig, instruits l’un et l’autre de la conspiration,choisirent des sujets de sermon propres à exalter lesesprits et à les préparer à ce qui allait s’accomplir.La Bible abondait en exemples sanglants. La mortd’Oreb et de Zeb , la défaite des Benjamites, l’his-toire d’Esther, l’exécution d’Aman enseignaient àces hommes effrayés et violents comment il fallaittraiter les ennemis du peuple de Dieu 1 . L’ennemidu peuple de Dieu était dans ce moment le pauvreItalien qu’on détestait comme étranger, qu’on en-viait comme favori, qu’on redoutait comme catho-lique , et que les conjurés de la noblesse avaient
upon the 7th day of tliis instant, elected tlie lords articulars.The spirituall estate being placed therein in the ancient ma-ner, tending to bave done sonie good anent restoring theauld religion, and to hâve proceded against our rebels ac-cording to tlieir demerits. » Marie Stuart à l’archevêque deGlasgow, 2 avril 1566, dans Labanoff, t. I, p. 34-3, et dansKeith, p. 330.
1 Tytler, t. VII, p. 33, 34. Et sa dissertation sur la com-plicité de Knox, P roofs and illustrations, t. VII, p. 427 à 438.