MARIE STUART.
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basse se soumit, bien qu’elle regardât un pareil ordrecomme attentatoire à la liberté de ses discussions 1 .Elisabeth, qui s’était opposée au choix d’un héritierprotestant, ne réprima pas avec moins de véhémenceles désirs de l'héritière catholique. Elle exprima àMarie Stuart son extrême mécontentement de la témé-rité de Patrick Adamson et la pressa de désavouer,par un acte public, un livre qui, lui dit-elle, est « siscandaleux pour vous, si injurieux à moi, si fol ensoy 2 . » Elle ajouta que cette publication suffirait pourla faire condamner comme [ingrate envers celle quijournellement lui servoit d’advocat contre tous ses mal-disans 3 . « Vous savez, madame, continua-t-elle,qu’il n’y a chose du monde qui me touche plus enhonneur qu’il n’y ait aultre royne d’Angleterre quemoy 4 . »
Malgré l ardent désir de Marie Stuart, la succes-sion d’Angleterre resta dans la même incertitudequ’auparavant. Elle y conserva ses droits sans parve-nir à les faire reconnaître. Elle les compromit mêmebientôt et s’exposa de plus à perdre la couronne
les havia embiado un mandato, en que les ordeneva que notratasen mas dello, so pena que incurririan en caso de losque contravienen al mandato y obediencia del principe yque todos liavian obedecido. » Arch. de Sim. Ingl., leg. 819.
1 Silva à Philippe II, 13 nov. 1566. Ibid., leg. 819.
2 Lettre d’Elisabeth à Marie Stuart, du 2 décembre 1566,dans LabanofT, t. VII, p. 100.
3 Ibid. — 3 Ibid.