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Tome Premier.
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MARIE STUART.

les fonda sur le peu de confiance quelle avait enlui, la privation de toute autorité, les dédains et1 éloignement de la noblesse, qui ne l lionorait pasen le voyant ainsi délaissé 1 . 11 ne mentionnait pasdans sa lettre les craintes qu’il avait conçues poursa vie. Il continua donc les préparatifs d’un dé-part 2 dont il menaça toujours, et que pour sonmalheur et celui de la reine il n’eut pas le couraged’effectuer.

Loin de mettre obstacle à son éloignement, MarieStuart se rendit à cette époque, sans l’inviter à l’ac-compagner, vers la frontière du sud-est de sonroyaume, qui était troublée par les querelles desinsubordonnés border ers. Les Armstrongs, les Elliotset les Johnstons, familles puissantes du districtde Liddesdale, s’y faisaient la guerre. La reine yavait envoyé, le 6 octobre 3 , le comte de Bothwellen qualité de son lieutenant, pour y réprimer lesdésordres et y rétablir la paix. Le 8, elle l’y suivitelle-même et se rendit à .Tedburgh afin d’y tenir sesassises 4 et d’y joindre l’action de la justice à celle des

1 Lettre des lords du conseil à l’archevêque de Glasgow,du 8 octobre, dans Keith, p. 350.

2 Labanoff, t. I, p. 377.

* Chalmers, t. I, p. 294.

* « On the 8lh of october, the queen went out of Edin-burgli to Jedburgli, to hold a justice aire, n BirreCs Diary ,p. 5, cité par Chalmers, t. I, p. 295.