CHAPITRE V.
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membres du conseil privé et plusieurs des lords lesplus importants du royaume. Darnley l’y trouva enarrivant à Jedburgh, où il ne vint que le 28 octobre,deux jours après qu’une crise heureuse eut fait ces-ser tout danger pour la reine. La voyant mieux, ilne resta qu’une nuit à Jedburgh et repartit immé-diatement pour Glasgow 1 . Cette visite tardive etgênée, sans cordialité comme sans empressement,n’était pas propre à ramener le bon accord entre lareine et son mari.
Le rétablissement de Marie Stuart fut lent, etelle ne put partir de Jedburgh pour Kelso que le8 novembre. Elle voyagea à petites journées, le longde la côte en se rendant par mer à Dunbar. De làelle prit le chemin de Craigmillar, château situé àune lieue d’Edimbourg, où elle arriva le 20 no-vembre et passa deux semaines 2 . Elle était triste,soucieuse, abattue sous le poids de ses dégoûts etdes sentiments contradictoires qui l’agitaient. Elleavait des élancements au côté droit et le foie ma-lade. « La reine n’est pas bien, écrivait l’ambassa-deur Du Croc à l’archevêque de Glasgow. Je croisque sa maladie consiste principalement dans un
1 Chalmers , t. I, p. 297. — Sharon Turner, t. IV, p. 68.
2 Lettre de Du Croc à l’archevêque de Glasgow, 2 déc.1566, dans Keith, préface , p. vu. —Le 18 , Marie était en-core à Dunbar, d’où elle écrit à Cecil et au conseil d’Angle-terre. Labanoff, t. I, p. 380 et 382.
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