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MARIE STUART.
pour la reine. Après avoir paru surmonter ses senti-ments de tristesse pour présider à toutes ces fêtes oùelle retrouva un moment son amabilité et sa grâce,Marie retomba dans tout son chagrin. Elle rede-vint morne et pensive. Du Croc, qu’elle fit appeler,la trouva couchée sur un lit pleurant et atteinted’une douleur poignante dans les côtés. Il n’au-gurait rien que d’alarmant des rapports chaquejour plus hostiles du roi et de la reine. Un peuauparavant il avait écrit à l’archevêque de Glasgow :« Je n’ai pas la prétention d’annoncer d’avance com-ment tout se passera, mais je dirai que ces affairesne peuvent pas rester longtemps telles qu elles sont,sans qu’elles soient accompagnées de bien mauvaisesconséquences 1 . »
Ces conséquences se déroulèrent en effet, avecune tragique rapidité. Sur les instances de Lething-ton et de Bothwell, Marie Stuart, mettant en oublises ressentiments contre les principaux meurtriersde Riccio, rappela Morton, Ruthven, Lindsay etsoixante-seize autres bannis. George Douglas etAndré Kar de Faudonside furent seuls exceptés dece pardon, parce que le premier était accusé d’avoirfrappé Riccio devant la reine, et le second d’avoirdirigé un pistolet sur elle-même 2 . En apprenant le
1 Keith, p. vu de la préface.
2 Lettre rns. de Bedford à Cecil, au State Pap. Off., citéedans Tytler, t. VII, p. 69.