Band 
Tome Premier.
JPEG-Download
 

292

MARI K STUART.

une autre. Ceile-ci s’appelait la maison du Prében-daire. Bien qu’elle fût moins spacieuse, elle étaitplus isolée, et les conjurés la choisirent comme pluscommode pour leur projet h Paris aperçut deuxfois en conférence, avec James Balfour, Bothwell,qui le renvoya en lui disant : « Retourne-t’en à laroyne et me recommande bien humblement à sabonne grâce et dis-lui que tout ira bien, car mon-sieur Jacques Balfour et moi n’avons dormi toute lanuit, ains avons mis ordre en tout et avons aprestéle logis, et dis à la royne que je lui envoyé ce dya-mant que tu luy porteras, et que si j’avoy moncueur je le luy envoyeraye très-volluntiers 2 . »Darnley fut bientôt en état de partir en litière.La reine, qu’il accablait de ses tendresses et quin’entrait jamais chez lui sans que la douleur deson côté malade ne la saisît 3 , annonça à Bothwell

" J

1573 pour le meurtre de Darnley, dans Male. Laing, t. II,app. n° XXVII, p. 322, et t. II, p. 22 et 23.

1 Male. Laing, t. I, p. 31, 32, 33, et noie 38.

2 Seconde déposition de Nicolas Hubert, dit Paris, dansAnderson, vol. II, p. 194, 195, et dans Male. Laing, t. II,p. 309, 310.

* « Il m’a remis en mémoire toutes les choses qui peuventme faire entendre qu’il m’aime : en somme vous diriez qu’ilm’honore et recherche avec grand respect : en quoi je prensi grand plaisir que je n’entre jamais vers luy que la dou-leur de mon coslé malade ne me saisisse, tant il me fasche. »Deuxième lettre de Marie Stuart à 'ïlothwell, dans les Me-