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MARIE STUART.
devant la justice ou sur l’échafaud, des preuvesde sa complicité, cette complicité résulterait desa conduite seule avant et après le rneurtrç. Levoyage à Glasgow, entrepris au moment où elleexprimait le plus de défiance et d’animosité contreDarnley; les démonstrations de tendresse et les espé-rances de rapprochement employées pour le rame-ner avec elle à Edimbourg; le choix de la maisonde Balfour, qui ne convenait qu’à un attentat et oùelle avait consenti à s’établir pour qu’il ne refusâtpas d’y demeurer; le soin qu’elle mit, la veille dumeurtre, à en retirer ce qu’elle y avait déposé deplus précieux; le transport de la poudre et l’intro-duction des deux principaux exécuteurs du crimedans sa propre chambre, où l’on n’aurait pas ré-pandu la poudre ni caché les assassins si elle n’enavait rien su, parce qu’elle aurait pu y descendreet tout découvrir; enfin, son départ de la maisonde Balfour, où elle devait passer la nuit, quelquesheures avant que Darnley fût tué et que la maisonsautât, indiquent trop suffisamment quelle connais-sait tout.
Mais si les actes qui précédèrent le crime accusentMarie Stuart, que doit-on penser de ceux qui lesuivirent 1 ? Sa conduite, comme femme et comme
1 Voici ce que Paris dit sur les dispositions de la reinetrente heures après le meurtre : g Mardy au matin elle seleve, et ledict Paris estant entré en sa chambre, la royne luy