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Tome Premier.
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CHAPITRE Y.

3 H

reine, l’incrimine d’autant plus fortement que, loinde venger le mari auquel elle avait prodigué de ré-centes mais d’hypocrites tendresses, elle récompenseson meurtrier, et deux mois après elle l’épouse. Nousallons dérouler le triste tableau de ses égarementset de ses punitions. Atterrée comme elle paraissaitl’être, Marie Stuart laisse au conseil privé, presquetout composé de complices du meurtre et ayant poursecrétaire et pour guide Letliington qui en avait étél’un des principaux instigateurs, le soin d’instruirela cour de France de cette catastrophe. La dépêchedu conseil, adressée à Catherine deMédicis, est con-fiée à Clarnault 1 , qui porte en même temps à l’ar-

demande : Paris, qu’as-tu?— Hélas! ce dict-il, madame, jevoys que chascun me regarde de costé. —• Ne te chaille, cedict-elle, je te feray bon vysage, et personne ne t’oseroytdire mot. Cependant elle ne le dict chose de conséquencejusques à ce qu’elle voulloyt aller à Setonj alors elle luy de-mandast de prendre une cassette où il y avoyt des corceletzd’escus que le thresorier luy avoyt aporté de France, pourla porter à la chambre de monsieur de P>oduel, qui estoyt àceste heure-là logé dedans le pallays, au-dessus de la cham-bre là ou ce tenoyt le conseil,- et puis après lui commandastde prendre son coffre des bagues et le faire porter au chas-teau,et le delyvrer entre les mains du sieur deSkirling,pour lors cappitaine soubz monsieur de Boduel, chose qu’ilfeist,- en après elle voyant ledict Paris tout fasché, elle pres-soyt souvent de faire service à monsieur de Boduel. »Deuxième déposition de Paris, dans Male. Laing,t. II,p. 315, 316.

1 Labanoff, t. II, p. 2.