312
MARIE STUART.
chevêque cle Glasgow une lettre de la reine. Danscette lettre, écrite le surlendemain de la mort duroi à son ambassadeur auprès de Charles IX, MarieStuart déplore « l’horrible événement 1 qui vientd’épouvanter l’Ecosse, » et dit « quelle ne croyaitpas ‘qu’il en fût jamais arrivé un pareil dans aucunpays 2 . » Elle prétend qu’elle-même ne doit qu’à unheureux hasard de n’avoir pas été enveloppée dansl’attentat dirigé aussi bien contre sa personne quecontre celle du roi. « Elle ne sait pas, ajoute-t-elle,quels peuvent être les auteurs de ce crime, mais elles’en repose sur la sollicitude et les diligences de sonconseil pour les découvrir, et elle espère leur infligerun châtiment qui serve d’exemple à tous les âges 3 . »Après avoir cherché à se concilier la favorable opi-nion de la cour de France, elle se décide enfin, lemercredi 12 février, à promettre, par une proclama-tion , 2,000 livres d’Ecosse à qui donnera quelqueséclaircissements sur les auteurs de l’attentat 4 . Aussitôtla voix publique éclate, une affiche est placardéeaux portes de Tolbooth ou de la prison de ville, etl’on y dénonce Bothwell, James Balfour et un autreaffidé de Bothwell nommé David Chambers comme
1 Labanoff, t. Il, p. 3.
2 « The mater is horrible and sa strauge, as vve heleive
the lilce was never hard of in ony country. » Labanoff,t. II, p. 3.
8 Ibid. 4 Keith, p. 368.