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MARIE STUART.
des historiens de l’Ecosse : « On voyait avec étonne-ment que deux semaines après la mort de son mari,tandis que dans le pays et dans la capitale tout lemonde était encore dans la consternation à causedes derniers événements que l’on sentait être unetache laite au caractère national, la cour à Setonne fût occupée que de plaisirs. Marie et Bothwells’amusaient à faire des paris au tir contre Huntly etSeton, et un jour ils obligèrent ces lords à payer lapartie qu’ils avaient perdue par un dîner à Tranent l . »C’est parmi ces distractions que les défiances ac-cusatrices du peuple et les plaintes amères de Len-nox allèrent chercher Marie Stuart. A Edimbourg,qu’avait troublé, pendant la fatale nuit du 9 au10 février, la bande partie du palais d’Holyrood,circulaient des bruits certains sur le machinateur dumeurtre, vagues sur ses complices. On afficha dansle marché public que le serrurier auquel avaient étécommandées les fausses clefs de l’appartement duroi, se ferait connaître si on lui accordait la sûreténécessaire 2 . On afficha en outre deux nouveaux pla-cards sur l’un desquels se lisaient les initiales de lareine, M. S., avec une main tenant une épée, et sur
1 Tytler, t. VII, p. 90, 91, d’après les lettres ms. deDruryà Cecil du 28 février, au State Pap. Off.
2 Drury à Cecil, 28 février 1567, au State Pap. Off., etdans Tytler, t. VII, p. 89.