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Tome Premier.
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CHAPITRE V.

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l’autre les initiales de Botlrwell avec un maillet 1désigné comme ayant été l’instrument du meurtre.La ville entière était dans l’agitation la plus extrême.Les ministres presbytériens prêchaient avec unesombre véhémence; au milieu des jeûnes et desprières, ils invoquaient Dieu pour qu’il révélât etvengeât 2 . La reine était comprise dans les soupçonspublics et l’idée de sa complicité s’étendait de plusen plus. Bothwell furieux essaya d’intimider l’opi-nion publique. Il vint à Edimbourg accompagné decinquante hommes armés, et déclara tout haut que,s’il connaissait les auteurs de ces écrits, il laveraitses mains dans leur sang. Mais, rempli de soupçonsen même temps que de colère, lorsqu’il parlait avecquelqu’un dont il n’était pas tout à fait sûr, il ne lequittait pas du regard et tenait toujours la main àla poignée de sa dague 3 .

Le père infortuné du roi mort, voyant que MarieStuart restait inactive, la pressa, dans les termes lesplus pathétiques, d’ordonner des recherches : «Jesuis contraint, lui écrivit-il le 20 février, par la na-ture et le devoir, de supplier Votre Majesté, pour lacause de Dieu, pour votre honneur, pour celui de

1 Drurv à Cecil, 28 février 1567, au State Pap. Off., etdans Tytler, t. VII, p. 91.

2 Killegrew à Cecil, 8 mars 1567, au State Pap. Off., etdans Tytler, t. VII, p. 94.

3 Drury à Cecil, 28 février 1567, au State Pap. Off., etdans Tytler, t. VII, p. 90.