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Tome Premier.
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MARIE STUART.

aucunement par-dessus le devoir d’un subjet; or est-il que vous entreprenez de le faire, non afin dem’éforcer et tenir captive, ains pour vous rendreassuré près de moi, et que les remontrances et per-suasions des autres ne m’empeschent de consentirà ce que vous espérez que votre service vous fera unjour obtenir; bref, c’est. pour que vous me puis-

siez présenter une humble requeste, conjointe tou-tesfois avec importunité 1 . » Lorsque le moment del’exécution approcha, des difficultés survinrent dela part de ceux qui devaient l’escorter. Le comtede Sutherland déclara qu’il aimerait mieux mourirque de souffrir que la reine fût emmenée pendantqu’elle serait placée sous sa garde. Le comte deHuntly, plein de tristesse et redoutant une lutte,eut peur d’être accusé d’ingratitude envers la reineet de paraître l’avoir trahie. « Je vous ay bien vouluadvertir, écrivit Marie à Botbwell, de la craintequ’il a d’estre chargé et accusé de trahison, à ce que,sans vous mesfier de luy, vous y regardiez de plusprès et que vous vous rendiez d’autant plus fort; carnous avions hier trois cents chevaux des siens et deLeviston (Livingston). Pour l’amour de Dieu, soyezplustost accompagné de trop que de trop peu, carc’est le principal de mon souci 2 . »

1 Mémoires de l’Estat, etc., t. I, p. 168; Melvil, t. IIÏ,p. 352, sixième lettre.

2 Ibid., t. I, p. 168, v°, et Melvil, t. III, p. 353, 354. —