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Tome Premier.
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CHAPITRE V.

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Bothwell se rendit en effet le plus tort. MarieStuart alla le lundi 21 avril, suivant ce qui étaitconvenu, voir son fils au château de Stirling; ellene put pénétrer dans l'appartement du prince royalqu’avec deux de ses femmes. Le comte de Mar, pleinde soupçons, en refusa l’entrée à toutes les autrespersonnes de sa suite. Partie de Stirling trois joursaprès, le jeudi 24, pour retourner à Edimbourg,elle rencontra à six milles de cette ville, à Almond-Bridge, Bothwell, que suivait une troupe de huitcents cavaliers. 11 prit la bride de son cheval, serendit maître de sa personne sans rencontrer derésistance, et la conduisit au château de Dunbar, oùil avait tout disposé pour la recevoir. Ses gens arrê-tèrent Huntly, Lethington, Melvil, auquel le capi-taine Blacater dit, afin de le rassurer, que tout sefaisait du consentement de la reine 1 . Marie Stuartpassa quelque temps sous le même toit que Both-well et à sa merci. Mais l’enlèvement n’était que leprélude du mariage. Bothwell poursuivit son divorceavec lady Jeanne Gordon devant l’archevêque de

Dans le même temps on écrivait d’Ecosse à Cecil une lettredans laquelle on lui annonçait tout ce qui allait se passer :le divorce de Bothwell avec sa femme et l’enlèvement deMarie Stuart de concert avec elle. « Il a le projet, disait-on,de rencontrer la reine le même jeudi (24 avril), de s’emparerd’elle et de la conduire à Dunbar. Jugez si c’est de son gréou non. » Tytler, t. VII, p. 107.

1 Melvil, t. T, liv. m, p. 248.