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Tome Premier.
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MARIE STUART.

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Mais ceux-ci préféraient l’appui d’Élisabeth, quihésitait, embarrassée qu’elle était entre les intérêtsde sa politique tortueuse et ses théories sur l’inviola-bilité royale. Elle avait peur, d’un côté, de jeter pardes refus les lords écossais dans l’alliance de laFrance, et répugnait, de l’autre, à favoriser la ré-bellion toujours dangereuse des peuples contre leurprince. Les lettres du laird de Grange l’avaient cour-roucée *, et elle avait dit qu’il 11’était jamais permis àun sujet de découvrir au monde les faiblesses et lesfautes de son souverain. Elle déclara que le. couron-nement du prince royal durant la vie de sa mère neserait approuvé ni d’elle, ni d’aucun autre monarque.Elle ajouta cependant que pour empêcher qu’il nefût livré aux Français par Rothwell, elle serait dispo-sée à venir en aide aux lords confédérés, s’ils le luiremettaient entre les mains. Mais comme ses actesétaient rarement conformes à ses paroles, elle netarda point à les encourager sans avoir obtenu d’euxce qu’elle leur demandait. L’habile et ferme politi-que Cecil se chargeait de faire céder à la fin ses sen-timents à ses intérêts, et de la conduire avec lenteur,mais avec certitude, aux résolutions qui lui plaisaientle moins et qui la servaient le mieux. Robert Melvil,que Marie Stuart dépêcha vers elle après son ma-

1 Elle eut à ce sujet une conversation fort vive avec Ran-dolph dans le jardin de son palais. Cette conversation setrouve dans M. Tyller, t. VII, p. 115, 116.