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Tome Premier.
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CHAPITRE VI.

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riage, et qui embrassa le parti contraire en haine deBotliwell, obtint un peu plus tard, malgré les scru-pules monarchiques et les sentiments altiers d’Elisa-beth, que cette reine accorderait des secours auxlords confédérés « pour, était-il dit, leur honorableentreprise 1 . »

La ligue de la noblesse se grossissait chaque jour.Lethington, devenu suspect à Botliwell qui avaitfailli le tuer dans la chambre de la reine 2 , s’étaitréfugié auprès de son ami le comte d’Athol avecl’intention de se réunir aux lords confédérés. MarieStuart n’ignorait pas entièrement les desseins de sesennemis qui s’étaient tous éloignés de la cour. Ellene semblait pas les craindre, et elle traitait les chefsde la nouvelle ligue avec assez de dédain. Exerçantcontre eux son esprit mordant, et faisant allusion àleur caractère ou à leur position, elle disait— qu’A-thol n’était qu’un homme faible ; qu’elle sauraittrouver le moyen de fermer la bouche à Argyle ;et que Morton, dont les bottes étaient à peine ôtéeset toutes souillées encore de la poussière de la route,serait renvoyé d’où il venait 3 . — Elle apprit avant

1 Tytler, t. VII, p. 149.

2 Melvil, t. I, p. 249, 250, et Tytler, t. VII, p. 127.

* Athol, said she, is but feeble; for Argile I know wellhow to stop his mouth ; as for Morton, bis boots are but newpulled off, and still soiled , be shall be sent back to his old