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Tome Premier.
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CHAPITRE VI.

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décidé, comme pour communiquer son assurance àceux qui l’entendaient et qui en avaient une moinsgrande que la sienne. Je n’ai jamais causé de déplai-sir à un seul d’entre eux; j’ai cherché au contraireà les consulter tous. Ce qu’ils font, c’est par enviede ma grandeur. La fortune est libre à qui la peutrecevoir, et il n’y en a pas un seul parmi eux qui n’eûtvoulu tenir ma place h » Il proposa, de son côté, afind’éviter l’effusion du sang, de combattre entre lesdeux armées, bien qu’il eût l’honneur d’avoir épouséla reine, celui de ses ennemis qui sortirait des rangs,pourvu qu’il fût homme de qualité. La reine s’yopposa en disant] qu’elle ne le souffrirait point etquelle embrassait sa querelle 2 .

Durant cet entretien, l’armée des confédérés s’é-tait mise en mouvement et avait passé le ruisseauqui la séparait de l’armée royale. Bothwell quittaDu Croc pour se placer à la tête des siens, et DuCroc, ayant pris congé de la reine, revint vers lesconfédérés, auprès desquels il fit une dernière ten-tative. Il offrit à Morton et à Glencairn le pardonde leur souveraine s’ils retournaient à leur devoir.« Nous ne sommes pas venus ici, répondit Glen-cairn, pour solliciter notre pardon, mais plutôt pourl’accorder à ceux qui ont fait l’offense. — Noussommes en armes, ajouta Morton, non contre la

1 Teulct, p. 175, 17B. — 2 Ihi<L, p. 17(î.