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Tome Premier.
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MARIE STUART.

autre à faire, et qu’ils aimeraient mieux être ense-velis vivants que de laisser la vérité cachée sur lamort du roi l .

L’ambassadeur de France, les quittant alors avecpeu d’espoir, fut escorté jusqu’aux avant-postes del’armée royale et s’achemina vers Marie Stuart. Illa trouva, sur un tertre, très-animée et très-résolue.Ap rès lui avoir baisé la main, il lui fit entendre desparoles de paix en faveur de ceux qui, bien qu’enface d’elle, étaient toujours ses sujets, et se préten-daient encore ses très-humbles et très-affectionnésserviteurs 2 . L’interrompant à ces mots, elle lui ré-pondit vivement : — « Ils le montrent très-mal, enallant contre ce qu’ils ont signé et en accusant au-jourd’hui celui qu’ils avaient justifié et avec lequelils m’ont mariée 3 . >’ Elle ajouta cependant que, s’ilsrevenaient à leur devoir et*lui demandaient pardon,elle était prête à leur ouvrir les bras 4 . Dans ce mo-ment arriva Botlvwell. « Est-ce à moi qu’ils en veu-lent? dit-il à Du Croc d’une voix forte et de façon à

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être entendu de l’armée. — Je viens de leur parler,répondit Du Croc tout haut, et ils m’ont assuréqu’ils étaient les très-humbles sujets et serviteurs dela reine; et vos ennemis mortels, ajouta-t-il toutbas, puisque vous voulez le savoir. — Que leur ai-jefait? répliqua Bothwell d’un ton toujours haut et

' Teulet, f. II, p. 174. — 2 76*77., p. 175.

3 Ibhl __ 4 Jbid.